BIOPICS

otto

« Ange is a Magical Alien/Human who is a perfect creation of both worlds.  His Art captures the essence of atoms in the air unseen by the normal.
Only Ange can Transfer this energy. »

– Otto von Schirach


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« Ange est un commis voyageur.
Il plane délibérément en orbite dans l’exploration des « angles morts », ces formes difficilement perceptibles dans un certain laisser-aller. Il les traduit toujours de manière fluide et spontanée : c’est un sincère retour à la simplicité, à l’élémentaire affranchi de toute palette Wacom. Ses accumulations triangulaires ne sont pas un hommage à Pythagore mais au contraire, une ode à la liberté hypnotique de l’écriture automatique, de ces dessins aux formes obsédantes que l’on extirpe de l’inconscient lorsque l’on est au téléphone ou sous THC. De cette pierre (tri)angulaire de départ sans itinéraire préalable, la dureté de la forme initiale, ainsi manipulée, répétée et assemblée à main levée d’un geste informel, devient volume,
prend vie comme matière molle en mouvement perpétuel.

Dès lors, c’est un véritable festin nu qui nourrit notre inavouable envie de nous perdre,
puis de nous fondre dans ses kaléidoscopiques compositions dénuées de point d’ancrage.


Ainsi, Ange nous libère un temps de la rigidité saillante du monde digital, au profit d’un univers
instinctif et organique,
prenant racine du bout de ses doigts. »

– Carolyne Missdigriz

 

“Ange is a dedicated traveler. He floats deliberately in orbit exploring the “blind spots”, these difficulty perceivable shapes, with a certain ease of being. He always translates them in a fluid and spontaneous manner: a sincere return to simplicity, to the basics, free of any a-priori. His triangular accumulations are not an homage to Pythagoras but rather an ode to the hypnotic freedom of automatic writing; to the drawings and the obsessive shapes that leave the subconscious when on the phone or on THC. From this (tri)angular departure made without plans, the roughness of the initial figure, in this way deployed, repeated and assembled by an informal freehand method, becomes volume,
and takes life like some sort of perpetual soft element.

Therefore, it is a formidable feast that feeds our unconfessed desire to lose ourselves;
to be one with these kaleidoscopically inclined compositions free of any anchorage.

In this way, Ange liberates us for a moment of the rigidity of the digital world,
for the benefit of a more instinctive and organic universe, taking root at the end of his fingers.”

– Carolyne Missdigriz


« Ange Bruneel travaille en réseau. Autant dans son œuvre que dans sa façon d’envisager les relations entre les individus, les éléments du monde et de la nature. Son travail s’articule autour de cartes mentales initiées par une pensée volatiles qui ne cesse de tisser de nouveaux liens et connexions instinctives. Dans son dessin, le processus de création est inhérent. Grâce au feutre, la création de l’œuvre sur le papier s’apparente à une écriture automatique, une sorte de répétition d’un mantra évoluant vers l’oubli de soi dans la matière plastique. Comparable à l’expérience lors d’un appel téléphonique trop long où la somnolence est inéluctable, le mouvement de la main entraîne le geste qui à son tour fait naître le trait.

Cette valse aléatoire devient maîtresse pour emmener l’esprit de l’artiste vers un paysage mentale de nature indéfinie. A l’instar de la pensée d’Ange dans ce processus de création, le spectateur, lui aussi, se laisse transporter dans cette accumulation de triangles engendrant des abscisses, des vagues et des sortes de trous noirs. Il en oublie son corps et vague dans cet environnement organique généré par le dessin d’Ange Bruneel.

A travers cette répétition du triangle semblable à une entité primaire telle que la cellule, l’aspect thérapeutique de la création est assumé. Dans le cas de l’œuvre créée pour Sketch My Mind, la composition s’élabore en miroir depuis un axe central et ce en référence notamment au test de type rorschach. Pour l’artiste, ce motif se rapproche du point en couture qu’il a eu mainte fois la joie d’observer dans son premier terrain de jeu, l’atelier de confection de vêtements de sa grand-mère. En effet, le point lui aussi avance sans cesse, dans un rythme immuable pour créer des formes en expansion toujours plus complexes.

L’aspect brut et spontané du travail d’Ange est évident. Néanmoins, l’artiste brise à plusieurs reprises cette spontanéité afin de prendre du recul par rapport à sa composition et poser un regard critique sur la finalité de son image.

Aux côtés de ce travail sur papier, l’artiste joue avec cette matière première afin de transcender les médiums. Il utilise son dessin tel un motif dans la photographie ou la vidéo. Ce motif premier sera filmé, re-photographié, pour élaborer une vidéo en lien avec une bande sonore par exemple. C’est là en tant que VJ ‘vidéo jockey’ qu’il performe en directe lors de concert, notamment pour l’artiste Otto Von Shirach. A coup de samplage et remixage de la vidéo issue de son dessin originelle, il apose à nouveau un univers visuel sur scène pour envouter le spectateur. »

– Sketch my mind (SKMM)

 

Ange Bruneel networks, both in his work and in the way he conceives relationships between individuals, the elements of the world, and nature. His work revolves around mental cards initiated by a fleeting thought, constantly weaving new, visceral links and connections. The creative process stems from the act of drawing. With the use of felt-tip marker, the creation of the work on paper is akin to automatic writing, like a repetitive mantra unfolding into self-oblivion through visual arts. The flow of his hand leads the gesture which, in turn, gives life to the stroke. This unpredictable waltz takes over and leads the artist’s mind into a mental landscape of undefined nature. He forgets his body and wanders in the organic environment he created.

Through this repetition of the triangle — similar to a primary entity such as the cell — the therapeutic aspect of creation is acknowledged. In the work commissioned for Sketch My Mind, the composition is developed in mirror from a central axis, referring, among other things, to the Rorschach test. The spontaneous and raw nature of Ange Bruneel’s work is blatant, although he does break with this spontaneity several times in order to put his composition into perspective, and look at the objective of his picture with a critical eye.

Alongside this work on paper, the artist also uses his drawing as a starting point for other means of expression such as photography or video art. For example, a pattern is filmed, photographed and digitalised, in order to create a video linked to a soundtrack. He then performs live as a video jockey during concerts, with artist Otto von Schirach among others.

– Sketch my mind (SKMM)